Indurain, le vélo et moi | Wifisport

Indurain, le vélo et moi

Indurain, le vélo et moi

Indurain n’a qu’à bien se tenir!“, voilà ce que moi, j’ai déclaré lorsque l’on m’a proposé une sortie vélo.

Quelle ne fut pas ma surprise ce fameux jour J, où vous vous retrouvez avec une petite équipe composée des “belettes” de l’asso AQEC, et de cyclistes avérés et pro. Tout ça pour une simple reconnaissance de parcours.

Comment Indurain est subitement apparu dans ma vie?

 

Je vous avez déjà conté l’histoire de ma folle association avec AQEC, et ses idées d’événements sportives humaines et solidaires.
Cette année encore,  nous sommes reparti(e)s ( oui, je mets le “e” entre parenthèses car les dieux de l’Olhainpe sont de nouveaux avec nous pour cette fabuleuse aventure) pour un challenge exclusivement féminin sur 2 jours avec 2 parcours différents, l’un pour débutantes, l’autre pour les plus confirmées.
Bref, quand on fait parti de l’organisation, la reconnaissance du parcours est de mise.
Je suis sûre que Miguel Indurain, lui-même allait tâter le terrain avant ses grandes courses.

Et c’est ainsi que j’entrais dans la peau d’Indurain.
Toute folle d’excitation, à l’idée de partager ce moment, j’en avais oublié un détail : “je n’ai pas de vélo”.

Comment se prendre pour Indurain sans vélo?

 

Que je vous raconte un peu. L’un de mes derniers souvenirs de vélo, c’était lorsque j’avais entre 8 et 10 ans (pas sûre). Ma mère m’emmenait avec une copine à vélo (non pas dans le porte siège vélo, qualifié de caddie dans le jargon d’antan)  à la danse.
Ces fameux cours de danse que j’adorais,(et que j’affectionne toujours autant, preuve en est, je suis toujours présente à mon cours fétiche du lundi soir) se situaient dans la ville d’à côté.
Le vélo girly que m’avait offert mes parents suffisaient à traverser le bitume traçant le chemin vers ma passion de petite fille.

Mais aujourd’hui, il ne s’agissait pas de franchir un itinéraire lisse et glamour. Non, nous organisons un “raid”, le VTT est de sortie. J’ai hérité le temps de cette échappée d’un VTT.
Et j’en ai vraiment compris le sens: Le “tout terrain”.
A travers bois, semé d’embûches (j’en rajoute un peu ça fait mélodrame), je me suis initiée à une discipline qui finalement mettait inconnu.
Entourée de mes acolytes, avides du “deux roues”, et de mes belettes, j’ai, pour vous, enquêté et fait tomber les tabous d’une vrai sortie vélo.

Le vélo: check, la tenue: pas check

 

Faut-il avoir une tenue spécifique lorsque l’on fait du vélo?
Et c’est là que “maman Flo” entre en scène, notre sainte mère à toutes. Lors d’une de mes conversations avec les filles en parlant une quinzaine de jours avant d’entrer dans la peau d’Indurain, le rideau tombe: il faut un cuissard spécifique avec un renforcement entre les deux jambes qui se porte sans culotte.
Moi là novice, je pense d’abord à une plaisanterie. Tout en écoutant précieusement les recommandations, je me suis rapprochée d’une communauté féminine de vélo de course et VTT.
Les sportives en herbes, et pro qu’elles sont m’ont belle et bien confirmé: “jamais de sous vêtements” sous peine d’irritations.

Les conseils supplémentaires ont été les suivants:
– en cas d’irritations, il existe des crèmes efficaces comme mitosyl ou bepanthene, des crèmes anti-frottements pendant l’activité (très utiles lorsque la culotte est obligatoire en période de règles(certaines utilisent les fameuses”cups” féminines)
-un cuissart de bonne qualité surtout pour les longues distances ( qu’est ce qu’une longue distance pour une novice comme moi?)
– une selle qualitative afin de jouer sur le confort:” Choisir une selle femme ouverte au centre et si possible faire mesurer les écarts entre les ischions “: dixit une utilisatrice de la route sur deux roues.

 

Pour avoir une tenue complète, notre spécialiste, Mathieu, recommande:

Alors il faut bien évidemment un vélo !!! (rires !)

Plus sérieusement, une tenue adaptée à sa morphologie et à la saison, un casque, des lunettes, des chaussures et des gants. En fonction de l’intensité de la pratique, on pourra élevé le niveau de gamme de tous ces équipements.”
“Les différences entre la route et le VTT sont très légères et concernent les chaussures et les gants”

Il est sûre que de faire une sortie à 5°C et une à 25°C, la tenue est définitivement pas la même.
Le casque me parait essentiel, d’une part pour prévenir des chutes et également bien utile en VTT au sein d’un bois, ou d’une forêt aux abords de branchages quelques peu débordants.
Les lunettes pour l’avoir vécu sont utiles notamment les jours de grands soleil.
Quand aux gants, il est vrai que nous exerçons une pression sur les poignets du vélo, ce qui peut causé de l’échauffement aux mains.
Et enfin, les chaussures: une basket à semelle lisse lorsque vous êtes sur le “tout terrain” n’est pas forcément adaptée. En effet, parfois,  au moment où dans des situations délicates (pleines montées pour exemple), vous êtes dans l’obligation de poser pieds à terre, une basket crantée peut être plus efficace.

 

Le vélo et moi: passage à l’action

 

Le jour J est arrivé. Petit déjeuner avalé depuis 3 heures, après avoir fait un débriefing du déroulement de notre matinée pour cette éminente reconnaissance, nous voilà, en route, vélos dans le trafic prêt(e)s à démarrer notre excursion.
Quelques petits réglages s’imposent pour la prise en mains du VTT.

Les consignes de nos professionnels furent précieux. Pour faire simple et parce qu’un spécialiste est plus profitable pour ces explications, voici les propos de Mathieu:
Pour les novices, un repère simple : plus la chaine est proche du cadre (petit plateau à l’avant et grand pignon à l’arrière), plus vous tournerez les jambes. C’est à dire que pour chaque tour de pédale, vous effectuerez une plus petite distance. Pratique dans les cotes !! Mais handicapant dans les descentes…

D’une façon générale il faut garder une cadence de pédalage régulière et anticiper les changements de vitesse (avant un virage, au pied d’une cote..). Sinon, vous risquerez de vous « planter » avec un mauvais braquet (rapport entre plateau et pignon) !

Éviter de croiser la chaine (petit plateau à l’avant et petit pignon à l’arrière) car vous risquerez de casser cette dernière. Éviter également de trop « mouliner » car vous fatiguerez inutilement votre cœur. A l’inverse, éviter les cadences de pédalage trop faibles car vos muscles des jambes s’asphyxieront trop vite.

Il faut trouver votre cadence optimale, celle qui vous fera pédaler de façon naturelle tout en maintenant une vitesse correcte.”

Le truc à ne pas négliger quand on part en rando-vélo ?

“L’état générale de votre bicyclette. Les points à vérifier sont la pression des pneus (la pression optimale est précisée sur le flan du pneu !) et la lubrification de la chaine.
Penser à emporter une chambre à air de rechange, des démontes pneus et une pompe ou un petit gonfleur.
Penser également à emmener de quoi vous ravitailler, en liquide et en solide.
En cas de gros soucis mécaniques ou autre, votre téléphone pourrait également vous être très utile.”

Bref, samedi, j’ai fait du vélo

 

Une très belle expérience pour ma part. J’ai eu la chance d’être bien entourée et je les remercie tous.
Pour ma tenue, j’ai opté pour un cuissart long et j’en fut très contente (cela diminue les frottements qui peuvent être désagréable avec certaines brindilles ou plantes sur le bord de route).
On réapprendre à avoir des jambes différemment de la course à pieds. Les sensations ne sont pas du tout les mêmes, notamment au niveau des cuisses.

[Total : 1    Moyenne : 5/5]